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Exposition de Sergio Verastegui

L’exposition « R » de l’artiste péruvien Sergio Verastegui  initialement prévue entre le 8 avril et le 6 mai 2020 est reportée à la rentrée.

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Sergio Verastegui

Né en 1981 à Lima, vit et travaille à Paris.

Économie de moyens et de gestes constituent la base de la réflexion de Sergio Verastegui vis-à-vis de la question du rapport au réel. Ses pièces sont à envisager comme des annotations, des formes d’écriture proche du fragment. L’aspect rudimentaire des œuvres de Sergio Verastegui faites de matériaux pauvres, rebus ou éléments de récupération, pourrait permettre un rapprochement avec l’Arte Povera. Cependant, la démarche de l’artiste n’est pas la même, il ne s’agit pas d’une guérilla contre la société de consommation, mais de l’expression d’une « nouvelle pauvreté » en organisant de façon inattendue et casuellement fortuite des rencontres poétiques d’objets et matériaux divers. Alliant forte présence matérielle et conceptualisme, les œuvres de Sergio Verastegui apparaissent comme des fragments de réalités extraites d’un monde déchiré.

Sergio Verastegui cite volontiers Alain Badiou à propos de son travail : « L’important ce n’est pas de savoir ce qu’on a oublié mais de comprendre ce qui fait trace en nous ». Décontextualisés et recontextualisés, les fragments-traces constitutifs de ses installations, s’ils ne perdent pas leur qualité originelle de vecteurs de sens, en assument volontiers d’autres.

D’origine péruvienne, Sergio Verastegui vit à Paris après avoir étudié à l’Ecole des arts visuels de Rio de Janeiro et à l’Ecole nationale supérieure d’art Villa Arson à Nice.

Description des œuvres exposées

Il s’agit d’une série de cinq œuvres qui s’appellent « Anti-retables ». Cette série d’œuvres a été inspiré par un poème du poète mexicain Mario Santiago Papasquiaro. Ce sont des objets articulés à partir de l’idée de la forme d’un retable déconstruit, déstructuré jusqu’à un point où le rapport entre intérieur et extérieur devient impossible à déterminer. Ce sont des objets en même temps baroques et minimales.

Chaque mesure contenue dans ces objets modulables en bois correspond à des mesures d’articulations du corps de l’artiste, renvoyant à l’idée d’un corps impossible et fragmenté. Des miroirs collés sur certaines surfaces complètent les pièces.

Elles reflètent l’espace vide dans lequel elles se trouvent et peuvent aussi éventuellement dialoguer avec d’autres éléments. Elles déterminent également des parcours et trajectoire possibles pour le spectateur dans ce même espace, dépendant de la manière dont elles sont pliées et disposés pour l’exposition.

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