Les artistes compagnons

Les artistes compagnons

Calypso Baquey

Calypso Baquey est comédienne, assistante à la mise en scène et photographe. Elle se forme comme comédienne à l’ESAD - École Supérieure d’Art Dramatique et termine sa formation en 2010, titulaire du diplôme national supérieur professionnel de comédien. En 2015, elle suit une formation photographique aux Gobelins. De 2012 à 2018, elle joue entre autre dans Hinterland de Virginie Barreteau, mis en scène par Alain Batis, Manger des oursins mis en scène par Sébastien Chassagne, Les Poissons muets et L’Homme des bois de Tchekhov, mises en scènes par Charlotte Fabre, C'est peut-être toi mis en scène par Leïla Gaudin, Le voyage de Miriam Frisch mis en scène par Linda Blanchet. En tant qu’assistante à la mise en scène, elle travaille à la Scène nationale de Niort sur À la limite de Leïla Gaudin, sur Nos serments et Mayday, mis en scène par Julie Duclos au théâtre national de la Colline et sur  Épouse-moi (tragédies enfantines) mis en scène par Christelle Harbonn au théâtre de La Criée en février 2019. En 2020 elle joue dans Killing robot de Linda Blanchet. En tant que photographe elle s’intéresse tout particulièrement à la photographie sociale. Elle réalise en 2018 un reportage au sein de l’association Place Nette, qui a donné lieu à plusieurs expositions et à une reprise à la rentrée 2020. Elle développe cette discipline selon les besoins sur les projets auquel elle participe et décline ses propres projets (photos de plateau, installations, reportages). En 2021, elle anime, en Ardèche, des ateliers avec un groupe d’amateurs afin d’élaborer un reportage autour des métiers de la terre qui donnera lieu à une exposition pour inaugurer le nouveau Théâtre de Privas et sa Galerie.

Didier Ruiz / La compagnie des Hommes

C’est en 1999 que le premier épisode de Dale recuerdos (je pense à vous) voit le jour, souvenirs racontés par des hommes et des femmes de plus de 70 ans. Le XXXVe épisode est présenté en automne 21 au Théâtre de Privas. Il crée Le Bal d’Amour ou la mise en pièce du fatras amoureux en 2004, L’Apéro polar 1, 2 et 3, La Guerre n’a pas un visage de femme – Fragments en 2008, d’après Svetlana Aleksievitch, Une Bérénice, d’après Racine, pour une comédienne, en 2011,  Fumer de Josep Maria Miró, en 2016, et Polar Grenadine, premier spectacle jeune public en 2019. Il s’intéresse aussi à ceux qu’il nomme des innocents (par opposition aux comédiens professionnels), porteurs de leur histoire et par là-même d’histoires collectives. W met en scène la parole de travailleurs, 2013 comme possible, une création avec quatorze adolescents, Une longue peine, avec quatre hommes qui ont connu de longues années d’incarcération. En mai 2018, il crée TRANS (més enllà) un spectacle qui donne la parole à celles et ceux enfermés dans un corps et une identité qui leur étaient étrangers. En 2019, Didier Ruiz invente Incroyables chemins, regards croisés sur les migrations. Que faut-il dire aux Hommes ? qui met en scène des femmes et des hommes de foi, clôt le triptyque sur les invisibles. En janvier 2022 le spectacle Lumière ! inaugurera le nouveau Théâtre de Privas. Une grande aventure collective avec une centaine d’habitants du territoire. La mémoire, la trace, mais aussi le portrait et la collection, sont autant de repères qui bordent un chemin continu que Didier Ruiz explore sans relâche. lacompagniedeshommes.fr

Guillaume Cayet / Le Désordre des choses

Guillaume Cayet travaille avec divers.es metteu.r.se.s en scène comme dramaturge et collaborateur artistique. Il a signé une dizaine de pièces, dont plusieurs ont fait l’objet de publication aux Éditions Théâtrales, aux Éditions En Actes ainsi que chez Lansman Éditeur. Ses pièces ont reçu différents prix (Artcena, Journée des auteurs de Lyon…) et ont été lues dans différents festivals (Festival Focus de Théâtre Ouvert notamment) et mises en onde sur France Culture. Il collabore avec Julia Vidit en tant que dramaturge depuis la pièce Illusions d’Ivan Viripaev, et en tant qu’auteur (Dernières Pailles création de Julia Vidit en 2017 à la Scène Nationale de Bar-Le-Duc), ainsi qu’avec Guillaume Béguin et le Collectif Marthe. Il est aussi membre de la compagnie Le désordre des choses avec laquelle il crée Les immobiles, B.A.B.A.R (le transparent noir), Neuf mouvements pour une cavale, autour du paysan Jérôme Laronze, et La Comparution (sur les violences policières). En 2021, pour son projet de court-métrage Les Déserteurs, il va à la rencontre sur plusieurs semaines des habitant.e.s de l'Ardèche et plus précisément de la Vallée de l’Eyrieux  afin d’y mener des ateliers d’écriture et de pratique artistique pour constituer le collectif d’acteur·rices amateur·rices qui jouera dans le court-métrage. Aux côtés de La Comédie de Valence, le Théâtre de Privas co-produit ce court-métrage.
Son parcours l’amène également à investir d’autres champs littéraires et esthétiques puisqu’il travaille actuellement à l’écriture de son premier roman et de ses premiers scénarios. ledesordredeschoses.org

Guillaume Bailliart / Groupe Fantômas

Guillaume Bailliart a étudié au Conservatoire d’Avignon puis a suivit le cursus du compagnonnage-théâtre à Lyon, dont il sort victorieux en 2002. Il travaille ensuite comme interprète auprès de Michel Raskine (Huis-Clos, Périclès), Gwénaël Morin (Voyage à la lune, Les Justes, Philoctète, Lorenzaccio…) et depuis 2011 Fanny de Chaillé (Je suis un metteur en scène japonais, Le Groupe, Les Grands…). Il met en scène des écritures de plateau (Les ours-chronique 2), des textes classiques remâchés (Résidus Richard 3), sa propre écriture (Les Chevaliers), Witold Gombrovicz (Yvonne Princesse de Bourgogne) successivement au sein de L’Olympique Pandemonium et de l’association nÖjd, deux structures qu’il a co-fondées. En 2013, il crée le Groupe Fantômas et réalise une performance en solitaire : Tartuffe d’après Tartuffe d’après Tartuffe d’après Molière, puis il tente de réenchanter le monde, à commencer par le milieu culturel, avec le démesuré projet Merlin d’après Tankred Dorst. La question du jeu est au centre de son travail, il coordonne plusieurs stages autour de la figure du bouffon avec Ludor Citrik. Il est sollicité pour la mise en scène de La violence des riches, d’après les travaux sociologiques des Pinçon-Charlot, par la Cie Vaguement compétitifs, et Je ne suis pas une bête sauvage, cabaret sur l’œuvre d’Adolf Wölfli du collectif l’Arbre Canapas. En 2019, il crée Désordre du discours, mis en scène par Fanny de Chaillé d’après Michel Foucault, puis avec Groupe Fantômas sur l’adaptation du roman La Centrale en chaleur de Genichiro Takahashi. Il mettra en scène Les pluterriens, space opéra commandé à Charles Pennequin par l’Arfi ; puis l’adaptation du roman de Céline Minard Faillir être flinguéGuillaume Bailliart sur le site du TNG

Isabelle lafon

Formée aux ateliers de Madeleine Marion, Isabelle Lafon a joué dernièrement dans Mort prématurée d’un chanteur solitaire dans la force de l’âge de Wajdi Mouawad. Précédemment elle a travaillé sous la direction de Marie Piemontese dans Phèdre le matin, de Chantal Morel dans Les Possédés de Dostoïevski, de Guy-Pierre Couleau dans La Chaise de paille de Sue Glover. Elle a également travaillé auprès d’Alain Ollivier, Thierry Bédard, Daniel Mesguich, Michel Cerda ainsi que Gilles Blanchard. Elle a mis en scène, adapté pour le théâtre et joué dans chacun de ses spectacles : La Marquise de M*** d’après Crébillon fils, puis artiste associée au Théâtre Paris-Villette : Igishanga d’après Dans le nu de la vie – récits des marais rwandais de Jean Hatzfeld, Journal d’une autre d’après Notes sur Akhmatova de Lydia Tchoukovskaïa, Une mouette d’après La Mouette de Tchekhov. Depuis, elle a créé Deux ampoules sur cinq, Nous demeurons et L’Opoponax de Monique Wittig. En 2016, Deux ampoules sur cinq, L’Opoponax et Let Me Try d’après le Journal de Virginia Woolf ont été réunis sous le cycle Les Insoumises au Théâtre national de La Colline. Enfin, elle a mis en scène en 2019 Bérénice de Jean Racine au Théâtre Gérard Philipe à Saint-Denis et créé Vues Lumière au Théâtre national de La Colline. Elle a réalisé un moyen-métrage, Les Merveilleuses, sélectionné dans la catégorie fiction du festival de Pantin en 2010. Elle dirige de nombreux ateliers auprès de publics amateurs et professionnels, notamment à l’école du Théâtre national de Bretagne, à l’Académie Fratellini ou encore à La Maison des Métallos et en 2020 au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique. isabelle-lafon.com