La recherche de réseau

RECYCLE GROUP
Commissaire Julia Cistiakova

16 septembre – 4 novembre 2017

Vernissage le 15 septembre à 18h30

Communiqué de presse (pdf) / Dossier pédagogique (pdf) / Bulletin d’information (pdf) / Texte de présentation (pdf)

La recherche de réseau est la première exposition de la nouvelle saison intitulée La perspective verticale. Cette série d’expositions explorera les fictions de l’art et de l’esthétique, les technologies et l’impact scientifique sur la vie contemporaine, l’industrie et la religion. La recherche de réseau vise à examiner la création artistique dans l’ère numérique et à réfléchir sur les conséquences du progrès technologique, sur les moyens de communication, sur l’avenir de la pratique artistique et de la représentation visuelle.

Le Recycle Group1 (Andrey Blokhin (1987) RU/FR et Georgy Kuznetsov (1985), RU/FR) fait référence à la vie d’un homme moderne de l’âge d’Internet et des nouveaux gadgets. La vitesse de transmission des données est quasi immédiate et la mise à jour permanente. La technologie se miniaturise toujours plus pour  offrir à chaque évolution de nouvelles fonctionnalités.  Une personne sur sept sur terre possède un Smartphone. Ainsi s’est développé le culte des nouvelles technologies. Le projet du Recycle Group compare la mondialisation des réseaux d’information à la conversion à une nouvelle « religion » où la portée des informations disponibles dans l’espace virtuel est une nouvelle divinité qui préside.

Leurs œuvres sont relatives au statut des pièces archéologiques, figées  dans le temps et portant un message irrévocable : la génération post-Internet est entrée dans une histoire séculaire, régie par l’omniprésence des société high-tech qui dominent nos pensées et l’histoire à travers des moyens numériques. Ce monde dans un futur parfait se révèle sous nos yeux à travers les œuvres symboliques et narratives, caractérisées par l’esthétique des générations passées : des scripts, des obélisques égyptiens et des pyramides antiques et sculptures grecques.

Pour la première fois en France, les artistes présenteront des œuvres en réalité augmentée, visibles grâce à une application téléchargeable sur un smartphone ou une tablette tactile. En utilisant la réalité augmentée comme nouvel outil d’interprétation artistique, les artistes formulent des lois d’une nouvelle figuration, existant à l’intersection des mondes virtuels et matériels.

Les artistes questionnent l’avenir des humains, la vie quotidienne de la société, et l’influence de l’histoire sur l’avenir. Qui possédera notre mémoire collective ? Comment peut-elle être préservée et sur quels principes ? Aurons-nous besoin d’un guide spirituel ? Qui ou quoi vont façonner l’avenir ? En réponse, Recycle Groupe se réfère aux acteurs qui jouent un rôle économique dans la troisième révolution industrielle : Google, Facebook, Bluetooth, Dropbox, Internet et les autres médias sociaux.

Finissage de l’exposition
Le 4 novembre 2017 à 17h

1 Recycle Group est un collectif russe formé en 2006 par Andrey Blokhin (1987) et Georgy Kuznetsov (1985). Depuis 2010, le collectif a eu des expositions en France, en Italie, en Grande-Bretagne, aux États-Unis, en Belgique, etc. Ils ont remporté le Prix Kandinsky en 2010 et ont été les gagnants du Prix Arte Laguna en 2016. Expositions personnelles : « Conversion » dans le cadre de la 56e Biennale de Venise ; «Vente finale» à London School of Economics, Londres (2014); « Paradise Network », Multimedia Art Museum, Moscou (2012). En 2017 ils représentent la Russie à la 57e Biennale de Venise. Le Groupe est représenté par la Galerie Suzanne Tarasieve (Paris), Gazelli Art House (Londres), Richard Taittinger Gallery (New York) et Triumph Gallery (Moscou). www.recycleartgroup.com

Série Selfies, 2015
Série Selfies, 2015
Recycling Symbols, 2015
Keep Me Updated, Your Holiness, 2015
The Letter F, 2012

Une réflexion sur “ La recherche de réseau ”

  1. nous avons découvert le groupe artistique RECYCLE (présentés comme 3 anonymes russes, produits par une galerie de Moscou + MOMA de N.Y. ) lors de la Biennale de Venise 2015, avec une installation « CONVERSATION », qui occupait toute l’église San Antonine dans le Castello : échafaudages sur lesquels étaient accrochés des bas -reliefs géants « de marbre blanc » (en réalité constitués d’un filet de plastique blanc , celui que l’on met sous les tapis pour empêcher de glisser), statues brisées de saints et d’apôtres, iconostase moderne reprenant le logo du réseau social facebook (ou croix) – ruines du 21è siècle . Logeant tout près de cette église ouverte et libre d’accès, nous avons pu accéder à l’oeuvre chaque fois que nous passions devant, découvrant la richesse de ce travail , sa profondeur, ses sens cachés, sa densité .
    Bravo donc à l’équipe du Théâtre de Privas qui accueille ce travail là .

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